mercredi 27 mars 2013

sous

sous les arbres, un petit moment de clair- un instant de bois -  de vent qui glisse
on imagine le  lotus que rien n'atteint

sur le balcon où les pots de terre laissent pousser des herbes envolées de je ne sais quel champ

des fleurs blanches -  petites - surement sauvages et indéfinies

et la clarté, sous cet arbre inexistant, du bas de Calvino
vient se poser au dessus des idées bruissantes et acharnées qui redisent leur dictionnaire

on se perd en semant quelques lettres pour les pots de fleurs des balcons


the secret of my endurance

 via mare nostrum - malik berkati 








the secret of my endurance

I still get letters in the mail, mostly from cracked-up
men in tiny rooms with factory jobs or no jobs who are
living with whores or no woman at all, no hope, just
booze and madness.
Most of their letters are on lined paper
written with an unsharpened pencil
or in ink
in tiny handwriting that slants to the
left

and the paper is often torn
usually halfway up the middle
and they say they like my stuff,
I've written from where it's at, and
they recognize that. truly, I've given them a second
chance, some recognition of where they're at.

it's true, I was there, worse off than most
of them.
but I wonder if they realize where their letters
arrive?
well, they are dropped into a box
behind a six-foot hedge with a long driveway leading
to a two car garage, rose garden, fruit trees,
animals, a beautiful woman, mortgage about half
paid after a year, a new car,
fireplace and a green rug two-inches thick
with a young boy to write my stuff now,
I keep him in a ten-foot cage with a
typewriter, feed him whiskey and raw whores,
belt him pretty good three or four times
a week.
I'm 59 years old now and the critics say
my stuff is getting better than ever.

from Dangling In The Tourne

/www.pagaelpato.com/standby/bukowski.htm

jeudi 14 mars 2013

ce matin sur twitter


on découvre l'ADN à 4 brins
la fumée blanche
sècheresse en Inde
les barques chavirent
on fusille
tout n'est rien
( lu ce matin sur twitter - 14 mars 20133)


► Quatre brins |via @cdenhartigh @scoopit http://sco.lt/767Za5
 ►JARDIN D'OMBRES: tout n'est rien

vendredi 8 mars 2013

le temps d'un nuage








il n'y a  pas le temps d'un nuage
pas le temps d'un lac
d'une giboulée


tout le temps
interminable et toujours changeant
d'une parole

Ce qui se dit dans l'entrelacs. Vers là où se séparent les graines de silence. Quand les flocons légers flamboient d'irisations. Et que cette nouvelle pensée. Légère. Se présente. Posée comme une question nouvelle.  Improbable, entre les continuelles répétions.  Alors, la délicate traversée du nuage. Recommence. Autrement. Avec une infinité de vie. Une espèce de joie silencieuse qui n'en tire aucun profit.


7 Mars 2013






Les champs de dunes sur Mars - - Image: SETI - Simone Silvestro


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mercredi 20 février 2013

Ekphrasis

sur le projet
/www.le-terrier.net/collectif/ekphrasis/participations.htm


Montage d'après une toile réalisé pour le projet -  équations manuscrites, cartes marine, négatifs & encres//bois 20 Février 2013



mercredi 16 janvier 2013

work in progress - retour chromatique




les chiens qui marchent 
vers là et là
sans qu'on sache
"j'aimerais être une biche mangée par le lion" m'a-t-on dit.

Juste comme une flaque où se balancent des reflets, la couleur est revenue, comme l'appel d'un blanc. 


retour chromatique - encres et acrylique sur carte marine 16 janvier 2013








samedi 5 janvier 2013

quelques toiles 2000-2004










          
huile et collages divers sur bois

et d'autres  par là

www.y-voir-et-lire.com/shapiro/choix.htm

retour sur images

photos d’œuvres anciennes Huile et encres/bois - numérisée en direct




expo CPCT 2010















il ponte leone






L'instant d'après, on se réveille, lourd d'un millier de jours sans rien, comme frappé d'un interlude dont on aurait oublié l’existence. On ne regarde que devant, un écran ou l'autre, des colonnes de lettres  clignotant comme des alouettes intermittentes. Sortir d'un jour, sauter par dessus  le toit, grimper dans le bord des falaises, accroché aux racines. 
L’instant d'ici, celui qui disjoncte les falbalas de l'imposture.



* image Zoopraxiscope d'Eadweard Muybridge, (1893)



niente di piu


vendredi 4 janvier 2013

un morceau de bois







31décembre 2012 vers minuit


On se répète la même image. La même bribe de pensée. Pose le crayon toujours dans le mauvais sens, là où il passe entre les barres de la table. Et d'un coup, on le met dans l'autre sens. Là, où  il ne tombe plus.

samedi 15 décembre 2012

chaloupe en question - équations des géographies anciennes

Chaloupe en question -  encre et acry sur planche de techno de   "classe de  quatrièm"e - équations et cartes marines en bribes - 15 déc 2012 l


La journée se demandait encore,  ce matin, comme à chaque seconde, ou plutôt ne se demande rien. Brusquement on se retrouve, après une longue disparition, en train de faire émerger une forme. 
De la laisser se produire. 

Tous ces tours et détours de la parole se posent, à notre insu, dans ces lignes parallèles qui nous tissent invisiblement.  Ne se donne à voir que cette écorce.
Un bout de bois qu'un moment de la pensée d'un passager a transformé.

Il y a aussi ceux qui creusent des pirogues dans les arbres, 
attendent que l'espace intérieur s'étende.
"L'homme est  un quoi ? - une question" dit-on, 
porté par ces courants de nuages en écume.
L'infime persistance d'un moment raconté.











15 décembre 2012

dimanche 9 décembre 2012

contribution/performance invisible pour les 50 ans de Fluxus - Non so che

Pièce sonore et koan incernable 
(juste pour le fun/feu d'un soir)





" allumage d'allumettes"

faire crac faire crac contre la boite pour
allumer l'allumette en bois,
seul ou avec, 
de 1  à 10 ( à 12 pour le douzième art de Mas)  et à plus si y a du plus,
ou peu,
et jeter le bois brûlé  dans un bol zen rempli de 'non so che' (il doit y avoir
écrit "non so che" sur le bol)
sonner le gong sur le bol zen qui vibre,  quand c'est fini...
 allumer une allumette

mardi 9 octobre 2012

l'endroit du jour ou le pas de l'éléphant

Jardin Thuret, Antibes - 8 octobre 2012  - photo - c.s.








































le pas des éléphants
comme une pesanteur vibrante de toute cette histoire portée par les voix de la terre

légère aussi,
dans l'instant de la création


virtualité

le pas de l'éléphant

vers quelle plaine
quelle eau
quels jeux voleurs
dans les cascades ?

Les pas de l'éléphant
donnent
nous donnent
cette présence au monde

celle oubliée depuis cocaloca
depuis les caddies des grands boulevards
depuis même les vespas des rues de Florence


Mais, les rues Florence entendent le pas de l'éléphant.

Alors on danse  dirait ce chanteur de transe moderne

et les gens entrent dans le  pas d'un moment libéré de cette pesanteur des contraintes
insensées que l'enfant a "grandi" en marchant sur les routes

Noté, balloté, additionné

il a ménage ses forces pour résister aux lendemains
pour plaire aux copains  bien lunés
pour tenter de trouver une raison de ne plus danser

Pourtant, dans cette clameur qu'on entend tous,
caché derrière
où même à côté
et aussi avant/après
on entend les rigoles de l'eau des jeux jaillissante
les limonades sous les parasols des plages d'enfance

Bien loin de la plaine de brousse,
bien loin des corridors du rêve ikeén

et la feuille, balancée
celle au dessus du toit

dans cet instant qui porte une marche indéterminée
une danse solide et légère

rythmée dans le miroir de toutes ces chansons racontées
paroles semées dans les tournesols qui tournent
comme les moulins des foires

avec l'imprudence vivante d'une bourrasque
d'un éclat de temps qui vient brouiller ce reflet qui invente l’eau
transparence
surface qui rencontre la lumière
entièrement
et laisse voir cette plaine
cette colline où les herbes frôlées
complotent leurs pollens

poussière ocre des vents porteurs
qui avancent les chaloupes

jusque dans les déserts à cristaux  de neige fractales

on boira du porto avec un peu  de ciel dans le verre
transparent
un parfum imprudent qui change les parcours des humains   arrangés 
ceux qui  n'ont plus entendu les murmures des bulles
ni les billes de verre qui sonnent
dans les poches des gamins d'avant

et ceux de là qui courent avec leur  skate
et des vieux à tête joyeuses
portés toujours par l'impatience
d'un étonnement  ....

carol s
9 Octobre 2012


samedi 6 octobre 2012

equations et palissades - les déchirures du hasard qui s'interpose et franchit les frontières logiques



« … il y a cette oscillation entre le virtuel et le réel qui fait que le monde est
dans sa potentialité déjà dans le virtuel, déjà dans le non - être" »

EQUATIONS


Croiser les regards, les signes, les interprétations : ce travail    équations  a été réalisé à partir d’équations originales qui m’ont été envoyées, grâce aux traverses du Web, par des scientifiques*, chercheurs et étudiants : pages de brouillons, livres, cours…
Ces contributions de passagers du virtuel qui ont répondu à ces annonces, portent en elle-même les sens fondateurs de ces recherches : d’autres signes pour venir à la rencontre de l’Autre ; l’objectivité des signes mathématiques  conversant avec les équations de l’inconscient.


Des langages entrecroisés, démontés, intégrés, racontés dans d’autres histoires où le réel, encore une fois vient montrer la multiplicité de ces facettes et interroger sur la frontière, de celle qui enferme à celle qui formule et crée la circulation des sens..


Dans la Vallée de l’Etonnement, du poète soufi Attar « … il fait noir et jour à la fois, il fait chaud et froid à la fois, on voit et on ne voit pas, on est, on n'est pas à la fois. Les choses existent, les choses n'existent pas »

La peinture nous offre un espace, sans garde-fous, vertigineux. Il suffit peut-être de laisser aller la parole et ses résurgences, de ne pas se prendre au sérieux, car après tout, ses turbulences se manifestent en passant, au carrefour du culturel et du singulier, dans le grand jeu fluctuant de l’impermanence,  l’infini des interprétations, les transmissions et les rencontres des hasards.


carol S.
paru dans le catalogue "le sens des signes" A.I.A.P auprès de L’UNESCO












équation ramare - collages équations originales, huile et encre sur palissade de métal 2004






* Olivier Ramare -  Vincent Tejedor - Cyril Cubric - Amélie Viennois



vendredi 5 octobre 2012

ceux qui marchent, parlent encore

à P..


c'est la pomme orangée apparue brusquement au détour d'une branche
suspendue la grappe rouge à pépins
les séquoias

pétrifiés
pierres vivantes de vide fluctuant
vibrant
solide/énergie interminable
indéterminable

d'autres toujours immenses
parlant de bois et de minuscules graines à tête d'épingle volantes

cela pour dire
sans se faire reconnaître
sans tomber dans aucune flaque de sentiments apprivoisés

toujours là
vivante dans ton chemin bizarre
pensée marchant à tes cotés
ici

dans cet entre temps qui nous révèle
infiniment


5 sept 2012


mardi 25 septembre 2012

le pliage des lunes parlantes

 après mots croisés de cette nuit about Islam




Se croisent des hâbleurs à la parole usée,  portés par ces rides de l'eau qui dérivent les forces..
Ils se demandent comment exister, comme franchir les artifices et ne pas se perdre.

Perdus alors, blanchis depuis ces zones  plates d'une logique pétrifiée.
Sombres insectes pris dans l'ambre des craintes en couches allongées.  Long comme un jour sans autre.

On pense à ces intolérances qui minent la pensée, les échardes plantées dans les regards naïfs percutent..
Armes blanches, parades, massacres de la finesse de l'entre -dit, de l'hors-propos,   celui qui écarte les frontières anciennes...

Je ne citerai aucune maladie, ni ignorance, ni extrémisme.
On ne parlera que de cette violente manie de prédire et de vouloir gagner,
alors que toute la justesse est simplement harmonique et insoumise, impermanente.
Vivante.

Absente des gradins des amphis du discours. Paroles sans élan.

Victoires des italiques d'un troisième sens sans transversalité... sans cet infini qui nous dévoile  et nous mène à la porte de l autre.
Cochère, étrange, usée ou silencieuse.

On ne sonne pas. On écoute et enlève ... soustrait un peu de bruits de fond.
Et se produit ce qu'il se dit.....






photo cs















25 sept 2012

vendredi 21 septembre 2012

dans l'aire des dérives

huile et collages carte marine et équations manuscrites sur bois - vers 2008 carol s.



















à
et


"Le hasard joue dans la dérive un rôle d’autant plus important que l’observation psychogéographique est encore peu assurée. Mais l’action du hasard est naturellement conservatrice et tend, dans un nouveau cadre, à tout ramener à l’alternance d’un nombre limité de variantes et à l’habitude. Le progrès n’étant jamais que la rupture d’un des champs où s’exerce le hasard, par la création de nouvelles conditions plus favorables à nos desseins, on peut dire que les hasards de la dérive sont foncièrement différents de ceux de la promenade, mais que les premières attirances psychogéographiques découvertes risquent de fixer le sujet ou le groupe dérivant autour de nouveaux axes habituels, où tout les ramène constamment." http://www.larevuedesressources.org/theorie-de-la-derive,038.htmlwww.larevuedesressources.org/theorie-de-la-derive,038.html




Ce n'est  pas la peine de chercher ces cercles dans l'eau, ces miroitements angulaires qui éclipsent la droite ligne logique.

On change de parcours, montée vers d'autres lunes, sphères, aires, registres de pensée.
Perception sans lien avec le reste, mais inscrite dans un scintillement que rien ne déduit.



On passe, un animal  roux flamboyant dans les broussailles, un hélicoptère vivant qui dépose du pollen dans les rives des fleurs.


Ne pas s'accrocher à ces étincelles libérées ...



21 septembre 2011
 

samedi 15 septembre 2012

fontaines - les livres qu'on a/ qui nous ont traversés

on se perd dans l'entrelacs des souvenirs tissés, versés dans les rencontre, vidés avec les verres de la nuit parlée entre diseurs de bonne aventure.

on les a libérés un jour de cette forme, déployé leurs lettres attachées, imaginé des visages aux bord des "y" exotiques.

Puis posés dans une étagère, regardés comme des amis qui ont déjà beaucoup raconté, mais qui restent dans cet insondable que le temps interpelle.

Ils n'entendent pas le bruit des télés trébuchantes, pas le grésillements des machines.
Juste silencieux entre deux autres, ils conversent dans un temps sans virgule, ou juste celles des moment qui ont pris le large, sans amarres, avec juste un courant qui les relie...

15 septembre 2012
photo cs