mercredi 14 septembre 2011

des buvards et des heures - le comptable invisible


il a dû dévaler des années de pages, aligner des chiffres - pour nous indécidables, gommer, recommencer, lisser et ajuster


des lignes tracées dans l'inconnu, comme ces témoignages dont juste la sonorité renvoie à cette mémoire aux archives emmêlées qui réinvente le temps dans des enluminures toujours renouvelées...



comptes. Comptes sur buvard (anonyme) trouvés. huile sur bois

jeudi 4 août 2011

on marche sur la terre




Rien ne procède du réel, ni cette herbe verdie, ni nos étourdissantes hypothèses. Rien ne raconte le craquement des miette de pain sec laissées à nos moineaux coutumiers.

Perdu dans l'implacable. Inventés dans l'insoutenable complainte transformée en pub vénitienne, nous parlons au travers des volets, nous conversons dans le fracas des vagues incessantes.

plantons des fanions sur la lune avec des étoiles arrangées, nommées

Nous avançons dans un tranquille aveuglement reconnu, attachés à nos carambars et bouts de réglisse d'enfance; planqués dans des bibliothèques vernies ou des écrans séculiers.

il y n'y a rien, que nous. ici, seuls et reliés à la porte du jour qui épelle son nom dans les ruelles des quartiers que les épiceries fruitières éclairent en clapotis de cagettes entassées..

D'autres trébuchent sur des racines qu'ils prennent pour leur signature, alors que juste quelques radicelles étirées par le soleil cherchent à recevoir l'eau de toute les pluies

oct 2010


mardi 2 août 2011

comptines du désir


Marcher dans la ville vibrante, vitrines bariolées d'images insalubres et autres tentatives de promesses insensées.

Les artistes, souvent, du bord de leur désir n’entendent que leur voix qui raconte ses heures, redit ses gloires ensevelies, ses complaintes.

Donner à voir ?

La vacuité des illusions, l'impossible présence.

Comment la lune rousse, perchée dans ce vol insondable, portée par la grande parade des astres nous redit-elle ses lumières... ?

La misère éloignée, comme suspendue aux confins de l'espace, parle aux faiseurs de drapeaux, aux planteurs de dérives, aux marchands.

Les oubliés regardent passer les voitures et ne voient la poussière des routes, donnée depuis longtemps par les étoiles, que les narcissismes guerriers prennent pour des soleils.

A cause de la lumière des phares qui les capture dans cette quête toujours ramenée à soi ...

photo shooté écran télé' rendez vous à Palerme - Wim Wenders

mercredi 13 juillet 2011

l'apres midi de la toile de la nuit


suite ...

après avoir perdu ses brillances d'eau de 3h de la nuit
soleil dans l'atelier
vent qui traverse ce couloir aux deux fenêtres

la lune est éclairée de lumière cendrée
venue des océans et des nuages

dans les mémoires
mais ici juste un bleu éloigné

encres lune et fenêtre - mixed media sur toile
40X40

cette nuit - fenêtres - ciel - encres et lune


toile de la nuit, pas encore séchée, ni reconnue, à peine vue
née d'un moment d'oubli qui survient parfois
13 juillet 2011 - 5h

dimanche 10 juillet 2011

sur le peu ...



à jean mas
et ses intimes ombres, ce Peu qui traverse le discours....
www.jeanmas.com/peu.html


Un jour, jean mas a dit, au séminaire d'Amoyel, je crois, "nous sommes faits à l'image de l'ombre de Dieu" ..
Et cette ombre là, sans visage pourtant, a parcouru mes mémoires jusqu'à ce jour, déchiré les monticules de pensées dérobées, reconstituées, revisitées et postées dans les enclos du nuage "cloudesque" qui nous envole consume et renouvelle, dans les courants d'air impromptus..


ces saisons à peine entrevues, juste rappelées par une herbe de vigne en spirale qui redit ses magnétiques appels solaires


et les abeilles qui cherchent des pollens sur des balcons perchés
comme les arbres de Calvino que nous oublions,
comme les flaques de pluie des rues par les rigoles d'orages

Alors, ce Peu, cet infime juste posé sur une idée nouvelle
cette fréquence jamais entendue

les bulles, les irisations sans substance, volent à perte de raison
et nous redisons l'impossible à chaque moment

marchons dans un indicible qui questionne les interludes

crée cet espace neuf à la Krishnamurti
celui qui se détache de la ligne trop usée des souvenirs sans carrefour

et ce P
de la maternelle
du cosmos et du chaos
du papillon qui fait jaillir les tornades du sens..
à peine
juste/faux
Lupasco

ici, dans l'instant où l'on tente d'attraper ce qui nous frôle, comme ces
fameuses bulles d'enfances, faites avec le Paic de nos grand-mères...
dans des éviers de pierre adoucie


*photo CS "pot de terre apparaissant

vendredi 24 juin 2011

le point de Marine - détail d'un drapeau figé


Il y a là, cette implacable indifférence, face plaquée d"une idole grisée de sa fureur éperdue.

Les diseurs de l'ombre, les marchands de troubles plantés comme d'imbéciles fanions de couture, trafiquent des confidences adroites, sans l'appel de ces fragilités qui se donnent à lire, dans l'insoumis.

Nœuds de Marine. Ancre liée à cette corde de mots colportés, - préfabrique souterraine, étal d'insensible, de verbes intouchables. Barques et chaloupes du futur seront-elles ballottées par cette fausse vague, trimballées dans ces valises cadenassées, plongées dans cette vaseuse comédie qu'un sourire induit ?...

A t-elle encore le souvenir des rigoles qui courent avec ces bateaux de papiers parlants qui dérivent et traversent le discours des pentes ?
Rencontrent ces brindilles animées qui construisent les radeaux d'un vent qui dévoile le monde. Si loin d'elle.

25 juin 2011, après le point de son site

(chaloupe huile sur bois 2002)

samedi 18 juin 2011

Basarab Nicolescu Théorèmes poétiques


Basarab Nicolescu
Théorèmes poétiques


in niveaux de réalite


1
La Vallée de l'Etonnement - l'abîme entre deux niveaux de réalité. La Nouvelle Renaissance - émergence de la réalité incarnée de plusieurs niveaux de Réalité



in la poétique quantique

5
L'imaginaire quantique est la circulation énergétique entre deux ou plusieurs niveaux de Réalité reliés par la discontinuité. L'inspiration poétique est la perception de la respiration solidaire des différents niveaux de Réalité.


6
De toute évidence les mots sont des quantas. La pleine lumière sur la lumière contradictoire entre le dit et le non-dit, le son et le silence,, l'actuel et le potentiel, l'hétérogène et l'homogène, le rationnel et l'irrationnel. Complémentarité contradictoire intégrée en nous mêmes par le tiers secrètement inclus.

in le tiers secrètement inclus

17
L'espace-temps poétique est la trace dans l'espace et dans le temps du non-espace et du non-temps

12
La richesse est une visualisation spectaculaire de l'exclusion du tiers secrètement inclus. Les guerres, les révolutions, la famine, la haine ne sont que les compléments de cette image. La source cachée en est toujours la logique binaire.


Extrait de "Théorèmes poétiques" Editions du Rocher
.

Basarab Nicolescu est
Physicien théoricien au CNRS Université Paris 6
Membre de l'Académie Roumaine
Président du Centre International de
Recherches et d'Études Transdisciplinaires CIRET
http://basarab.nicolescu.perso.sfr.fr/ciret/

Il est le parrain de l'association. caravancafé

..............................................


"rencontre/tissage" avec Carol Shapiro / dans le cadre du projet circulations
http://www.caravancafe-des-arts.com/appel.htm
interview 2004


toiles de la série "équations" - manuscrites données par des chercheurs encre et huile - huile encre sur bois












http://www.caravancafe-des-arts.com/equations_chaos.jpg




collages encre et huile
equation japon 2 2006



http://api.ning.com/files/PsKpcbrqV80AEEJT8B7DHhbuS*J6CvM16Pb2Uh6x19mLsrzT4UvBu1jxmQLxwXKvAk1cqwKSLVXI5e5U3dQkGkMf8QaPxblW/DSCN3871.JPG?width=737&height=552




détail équations



https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgtnzkTQGJX48MnomQ136-9JXGsgDCE6dKgkxr1Sd630grqdoKw59qx05E49TSTjkKtfk3oJ_yK8ERtZ-galnq8SnwDFL_lfzg5sR4FWj5PFwOhYC_jdiznAk1gEYT0bGO8zMB6id0FA-0/s1600/geandedetail+ramare+equation.jpg




http://api.ning.com/files/ExrtULE3gvRCzNRGOd0ltYlETMgwQZMZJst8cRfl*RKWNHGX*0aN9rlZaner6w35QBVi5jcE80GpvxT*8kWq6TyAQHWBq-*x/DSCN3873_3.JPG?width=450&height=600





vendredi 17 juin 2011

cahiers de septembre



feuilles transparentes d'enfances aux nervures brouillés collées sur ces cahiers d'école de septembre encre noyée sous les discours sans vie puis révélée dans l'inquiétude des signes
AB, TB PASSABLE
déchirures avancer dans ces rangées rayures des cours à platanes rondes moineaux posés sur le bord d'une fenêtre éloignée éclaircie d'un moment


(toile en lumière cs
)

lundi 13 juin 2011

sillons et traces


ces traces laissées
marquées dans la mémoire
juste données à entendre dans le bruissement
des pensées visibles

these traces
marked in the memory
data just to hear the rustle
visible thoughts


traduction google !

au pied du monde



on ne regarde que de là
là où notre présence reflète les prismes
évidemment

quand l'invisible nous reconnaît



we always are looking from here
from here where our presence reflects the prisms
obviously

when the invisible recognizes us

























mardi 7 juin 2011

mercredi 25 mai 2011

Rencontre avec Sayed Raza - Gorbio 2004

Sayed Haider Raza

Itinéraire d'une rencontre




Né en 1922 à BARBARA en Inde.

Il entre à l'école des beaux-arts de NAGOUR puis à la Sir JJ school of arts de BOMBAY. Il est le fondateur du "PROGRESSIVE ARTIST GROUP".En 1950, il obtient une bourse du gouvernement français et se rend à Paris. Il étudie à l'école nationale supérieure des beaux-arts de 1950 à 1953. Sa première exposition personnelle a lieu en 1958 à la galerie LARA VINCY à PARIS.

"Sur la scène artistique, RAZA occupe une place exceptionnelle; par son enfance, sa première formation artistique, sa vaste culture, ses engagements persévérants et répétés en faveur de la diffusion et de la confrontation de l'art actuel en Inde, il appartient indéracinablement à son pays d'origine. Par ses attaches de quarante années de vie passées en France, à Paris, et à Gorbio dans le sud de ce pays d'adoption, son mariage avec une artiste française, ses amitiés, il est de France, de l'école dite "de Paris", qui a su intégrer des artistes venus de tous les horizons de la planète en leur permettant de découvrir directement l'ensemble de l'art occidental.

Peu à peu s'est précisée, à travers les années, non point une "imagerie" sacrée, tels les diagrammes abstraits de forces ou le supports visuels de méditation, mais une oeuvre plastique à part entière. Le Bindu, le Grand point Noir est bien ce d'où naît la genèse de la création, d'abord la lumière, puis les formes et les couleurs, mais aussi les vibrations, l'énergie, le son, l'espace, le temps."
Pierre GAUDIBERT


(..) chemin vers Gorbio, le village et exposition dans le presbytère - 2004

La rencontre dans le jardin

voir aussi : le recit de cette rencontre
































Presbytère





entrée de la maison




























jardin/temple de Raza





les dernières toiles, de plus en plus lègères, minimalistes - 2004

crédit Photo carol shapiro



voir aussi : le recit de cette rencontre

















































dimanche 22 mai 2011

traces et éclaircies


caché sous la trame, le drame, la réponse éclairée

l"image transformée
avec un infime passage vers d'autres histoires

qui se construisent, minuscules, dans le chambardement des souvenirs déplacés


on ne se raconte que le connu

on découvre l'insondable qui nous rédige

de loin

avec la brise indomptable du neuf qui surgit
avec une branche remuée

bienheureuse insécurité

quand on lâche le cerf volant qui se prend pour
le fil

samedi 14 mai 2011