vendredi 24 juin 2011

le point de Marine - détail d'un drapeau figé


Il y a là, cette implacable indifférence, face plaquée d"une idole grisée de sa fureur éperdue.

Les diseurs de l'ombre, les marchands de troubles plantés comme d'imbéciles fanions de couture, trafiquent des confidences adroites, sans l'appel de ces fragilités qui se donnent à lire, dans l'insoumis.

Nœuds de Marine. Ancre liée à cette corde de mots colportés, - préfabrique souterraine, étal d'insensible, de verbes intouchables. Barques et chaloupes du futur seront-elles ballottées par cette fausse vague, trimballées dans ces valises cadenassées, plongées dans cette vaseuse comédie qu'un sourire induit ?...

A t-elle encore le souvenir des rigoles qui courent avec ces bateaux de papiers parlants qui dérivent et traversent le discours des pentes ?
Rencontrent ces brindilles animées qui construisent les radeaux d'un vent qui dévoile le monde. Si loin d'elle.

25 juin 2011, après le point de son site

(chaloupe huile sur bois 2002)

samedi 18 juin 2011

Basarab Nicolescu Théorèmes poétiques


Basarab Nicolescu
Théorèmes poétiques


in niveaux de réalite


1
La Vallée de l'Etonnement - l'abîme entre deux niveaux de réalité. La Nouvelle Renaissance - émergence de la réalité incarnée de plusieurs niveaux de Réalité



in la poétique quantique

5
L'imaginaire quantique est la circulation énergétique entre deux ou plusieurs niveaux de Réalité reliés par la discontinuité. L'inspiration poétique est la perception de la respiration solidaire des différents niveaux de Réalité.


6
De toute évidence les mots sont des quantas. La pleine lumière sur la lumière contradictoire entre le dit et le non-dit, le son et le silence,, l'actuel et le potentiel, l'hétérogène et l'homogène, le rationnel et l'irrationnel. Complémentarité contradictoire intégrée en nous mêmes par le tiers secrètement inclus.

in le tiers secrètement inclus

17
L'espace-temps poétique est la trace dans l'espace et dans le temps du non-espace et du non-temps

12
La richesse est une visualisation spectaculaire de l'exclusion du tiers secrètement inclus. Les guerres, les révolutions, la famine, la haine ne sont que les compléments de cette image. La source cachée en est toujours la logique binaire.


Extrait de "Théorèmes poétiques" Editions du Rocher
.

Basarab Nicolescu est
Physicien théoricien au CNRS Université Paris 6
Membre de l'Académie Roumaine
Président du Centre International de
Recherches et d'Études Transdisciplinaires CIRET
http://basarab.nicolescu.perso.sfr.fr/ciret/

Il est le parrain de l'association. caravancafé

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"rencontre/tissage" avec Carol Shapiro / dans le cadre du projet circulations
http://www.caravancafe-des-arts.com/appel.htm
interview 2004


toiles de la série "équations" - manuscrites données par des chercheurs encre et huile - huile encre sur bois












http://www.caravancafe-des-arts.com/equations_chaos.jpg




collages encre et huile
equation japon 2 2006



http://api.ning.com/files/PsKpcbrqV80AEEJT8B7DHhbuS*J6CvM16Pb2Uh6x19mLsrzT4UvBu1jxmQLxwXKvAk1cqwKSLVXI5e5U3dQkGkMf8QaPxblW/DSCN3871.JPG?width=737&height=552




détail équations



https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgtnzkTQGJX48MnomQ136-9JXGsgDCE6dKgkxr1Sd630grqdoKw59qx05E49TSTjkKtfk3oJ_yK8ERtZ-galnq8SnwDFL_lfzg5sR4FWj5PFwOhYC_jdiznAk1gEYT0bGO8zMB6id0FA-0/s1600/geandedetail+ramare+equation.jpg




http://api.ning.com/files/ExrtULE3gvRCzNRGOd0ltYlETMgwQZMZJst8cRfl*RKWNHGX*0aN9rlZaner6w35QBVi5jcE80GpvxT*8kWq6TyAQHWBq-*x/DSCN3873_3.JPG?width=450&height=600





vendredi 17 juin 2011

cahiers de septembre



feuilles transparentes d'enfances aux nervures brouillés collées sur ces cahiers d'école de septembre encre noyée sous les discours sans vie puis révélée dans l'inquiétude des signes
AB, TB PASSABLE
déchirures avancer dans ces rangées rayures des cours à platanes rondes moineaux posés sur le bord d'une fenêtre éloignée éclaircie d'un moment


(toile en lumière cs
)

lundi 13 juin 2011

sillons et traces


ces traces laissées
marquées dans la mémoire
juste données à entendre dans le bruissement
des pensées visibles

these traces
marked in the memory
data just to hear the rustle
visible thoughts


traduction google !

au pied du monde



on ne regarde que de là
là où notre présence reflète les prismes
évidemment

quand l'invisible nous reconnaît



we always are looking from here
from here where our presence reflects the prisms
obviously

when the invisible recognizes us

























mardi 7 juin 2011

mercredi 25 mai 2011

Rencontre avec Sayed Raza - Gorbio 2004

Sayed Haider Raza

Itinéraire d'une rencontre




Né en 1922 à BARBARA en Inde.

Il entre à l'école des beaux-arts de NAGOUR puis à la Sir JJ school of arts de BOMBAY. Il est le fondateur du "PROGRESSIVE ARTIST GROUP".En 1950, il obtient une bourse du gouvernement français et se rend à Paris. Il étudie à l'école nationale supérieure des beaux-arts de 1950 à 1953. Sa première exposition personnelle a lieu en 1958 à la galerie LARA VINCY à PARIS.

"Sur la scène artistique, RAZA occupe une place exceptionnelle; par son enfance, sa première formation artistique, sa vaste culture, ses engagements persévérants et répétés en faveur de la diffusion et de la confrontation de l'art actuel en Inde, il appartient indéracinablement à son pays d'origine. Par ses attaches de quarante années de vie passées en France, à Paris, et à Gorbio dans le sud de ce pays d'adoption, son mariage avec une artiste française, ses amitiés, il est de France, de l'école dite "de Paris", qui a su intégrer des artistes venus de tous les horizons de la planète en leur permettant de découvrir directement l'ensemble de l'art occidental.

Peu à peu s'est précisée, à travers les années, non point une "imagerie" sacrée, tels les diagrammes abstraits de forces ou le supports visuels de méditation, mais une oeuvre plastique à part entière. Le Bindu, le Grand point Noir est bien ce d'où naît la genèse de la création, d'abord la lumière, puis les formes et les couleurs, mais aussi les vibrations, l'énergie, le son, l'espace, le temps."
Pierre GAUDIBERT


(..) chemin vers Gorbio, le village et exposition dans le presbytère - 2004

La rencontre dans le jardin

voir aussi : le recit de cette rencontre
































Presbytère





entrée de la maison




























jardin/temple de Raza





les dernières toiles, de plus en plus lègères, minimalistes - 2004

crédit Photo carol shapiro



voir aussi : le recit de cette rencontre

















































dimanche 22 mai 2011

traces et éclaircies


caché sous la trame, le drame, la réponse éclairée

l"image transformée
avec un infime passage vers d'autres histoires

qui se construisent, minuscules, dans le chambardement des souvenirs déplacés


on ne se raconte que le connu

on découvre l'insondable qui nous rédige

de loin

avec la brise indomptable du neuf qui surgit
avec une branche remuée

bienheureuse insécurité

quand on lâche le cerf volant qui se prend pour
le fil

samedi 14 mai 2011

dimanche 24 avril 2011

non so che



tenter de faire émerger quelques lignes un soir où rien ne se profile
pour on ne sait quoi
un non so che


une ribambelle de paroles avalanchent
tente de s'imposer

on ne laisse passer que quelques lettres

sans savoir qui décide

et, si on y réfléchit
se regarde
le silence se pose comme un nuage intermittent

une brume qui retient l'habitude des mots déjà invoqués



les chiens ne rient pas
les lianes poussent sans raison
comme s'érodent les rochers
comme s'avance cette interrogation que le sens déjoue



il y a 47 000 ans,
en Namibie

ils ont gravé cette image sur la roche
ils ont pensé qu'on la verrait




24 avril 2011

lundi 11 avril 2011

les fruits d'un jour


cet australien qui vient à mobylette au marché, un peu hirsute porteur de fruits du pays, qui boit un verre à la terrasse du coin, je l'ai inventé

inventé tout le reste

le marché pourtant égare ses passants entres les fruits en monticules étranges

quelle saison ?
les fraises ont l'air de murmurer
et l'australien à deux pas du marché ?





photo - un marché depuis longtemps, antibes

dimanche 10 avril 2011

il n'y avait plus rien

Photo Julien Pauthes de la série Et in Urbania ego






Il n'y avait que ces choses rangées, depuis les vieux itinéraires. Les impossibles silencieux.
Les racines d'eucalyptus oubliées .

Les ricochets engloutis.

Puis, ce vent a été croisé au hasard d'un clic, un lien.
Et d'un coup tout s'est déplacé, sans prévenir, comme dans les bourrasques soudaines qui dérangent les zones fragiles en y laissant cette trace toujours fluctuante .

Une marque entre des frontières effacées. Eclaircie sans aucune concertation.


Photographie
Julien Pauthe6/12/2011

un trait dans ce ciel




lignes - fragments de sens déployé - comment - cette trace - céleste- enfuie - enfouie - dans - l'indicible de tous les jours - frémit - Traverse - s'impose -dispose -interroge ?

ligne juste dénudée dans ce moment

les vendeurs de néons clignotent dans cette nuée - comme une marque toujours présente

combien de signes fourbus pour dévoiler l'envers des désirs détournés
delà à là

rebonds

et parole perdue à chaque fois

prise non lâchée - vert - grises les herbes

lâcher lâcher lâcher




crédit photo
Tir d'une roquette depuis la bande de Gaza, le 9 avril 2011.AP/Ariel Schalit
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/04/10/israel-et-le-hamas-cherchent-a-sortir-de-la-spirale-de-la-violence_1505592_3218.html#xtor=RSS-3208001?utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter

samedi 9 avril 2011

discontinuité et tiers inclus (somewhere)




tiers inclus -huile et collages équations/bois 2011







discontinuité - huile et collages équations sur bois Mars 2011




jeudi 7 avril 2011

des zèbres et ces murs - Printemps de Tunisie

















ocres les signes gravés dans le temps, équations sur la roche venues des pigments pilés venus d'on ne sait quelle pierre ou feuille
quand les murs deviennent question,


là le printemps des mots libérés dans la ville





ici les fresques de rues dévoilant les paroles tracées





l'image indéfinie recompose l'espace, renouvelle les passages possibles entre deux saisons





minuscules indices de possibles laissés
en témoignages étranges
qui parlent de ces saisons qui construisent les ruptures




les arcades paisibles où le sens réinvente ses ombres




traverse les gestes fossiles



ocres les girafes et les hommes buvant








Namibie - 27000 ans