vendredi 17 juin 2011

cahiers de septembre



feuilles transparentes d'enfances aux nervures brouillés collées sur ces cahiers d'école de septembre encre noyée sous les discours sans vie puis révélée dans l'inquiétude des signes
AB, TB PASSABLE
déchirures avancer dans ces rangées rayures des cours à platanes rondes moineaux posés sur le bord d'une fenêtre éloignée éclaircie d'un moment


(toile en lumière cs
)

lundi 13 juin 2011

sillons et traces


ces traces laissées
marquées dans la mémoire
juste données à entendre dans le bruissement
des pensées visibles

these traces
marked in the memory
data just to hear the rustle
visible thoughts


traduction google !

au pied du monde



on ne regarde que de là
là où notre présence reflète les prismes
évidemment

quand l'invisible nous reconnaît



we always are looking from here
from here where our presence reflects the prisms
obviously

when the invisible recognizes us

























mardi 7 juin 2011

mercredi 25 mai 2011

Rencontre avec Sayed Raza - Gorbio 2004

Sayed Haider Raza

Itinéraire d'une rencontre




Né en 1922 à BARBARA en Inde.

Il entre à l'école des beaux-arts de NAGOUR puis à la Sir JJ school of arts de BOMBAY. Il est le fondateur du "PROGRESSIVE ARTIST GROUP".En 1950, il obtient une bourse du gouvernement français et se rend à Paris. Il étudie à l'école nationale supérieure des beaux-arts de 1950 à 1953. Sa première exposition personnelle a lieu en 1958 à la galerie LARA VINCY à PARIS.

"Sur la scène artistique, RAZA occupe une place exceptionnelle; par son enfance, sa première formation artistique, sa vaste culture, ses engagements persévérants et répétés en faveur de la diffusion et de la confrontation de l'art actuel en Inde, il appartient indéracinablement à son pays d'origine. Par ses attaches de quarante années de vie passées en France, à Paris, et à Gorbio dans le sud de ce pays d'adoption, son mariage avec une artiste française, ses amitiés, il est de France, de l'école dite "de Paris", qui a su intégrer des artistes venus de tous les horizons de la planète en leur permettant de découvrir directement l'ensemble de l'art occidental.

Peu à peu s'est précisée, à travers les années, non point une "imagerie" sacrée, tels les diagrammes abstraits de forces ou le supports visuels de méditation, mais une oeuvre plastique à part entière. Le Bindu, le Grand point Noir est bien ce d'où naît la genèse de la création, d'abord la lumière, puis les formes et les couleurs, mais aussi les vibrations, l'énergie, le son, l'espace, le temps."
Pierre GAUDIBERT


(..) chemin vers Gorbio, le village et exposition dans le presbytère - 2004

La rencontre dans le jardin

voir aussi : le recit de cette rencontre
































Presbytère





entrée de la maison




























jardin/temple de Raza





les dernières toiles, de plus en plus lègères, minimalistes - 2004

crédit Photo carol shapiro



voir aussi : le recit de cette rencontre

















































dimanche 22 mai 2011

traces et éclaircies


caché sous la trame, le drame, la réponse éclairée

l"image transformée
avec un infime passage vers d'autres histoires

qui se construisent, minuscules, dans le chambardement des souvenirs déplacés


on ne se raconte que le connu

on découvre l'insondable qui nous rédige

de loin

avec la brise indomptable du neuf qui surgit
avec une branche remuée

bienheureuse insécurité

quand on lâche le cerf volant qui se prend pour
le fil

samedi 14 mai 2011

dimanche 24 avril 2011

non so che



tenter de faire émerger quelques lignes un soir où rien ne se profile
pour on ne sait quoi
un non so che


une ribambelle de paroles avalanchent
tente de s'imposer

on ne laisse passer que quelques lettres

sans savoir qui décide

et, si on y réfléchit
se regarde
le silence se pose comme un nuage intermittent

une brume qui retient l'habitude des mots déjà invoqués



les chiens ne rient pas
les lianes poussent sans raison
comme s'érodent les rochers
comme s'avance cette interrogation que le sens déjoue



il y a 47 000 ans,
en Namibie

ils ont gravé cette image sur la roche
ils ont pensé qu'on la verrait




24 avril 2011

lundi 11 avril 2011

les fruits d'un jour


cet australien qui vient à mobylette au marché, un peu hirsute porteur de fruits du pays, qui boit un verre à la terrasse du coin, je l'ai inventé

inventé tout le reste

le marché pourtant égare ses passants entres les fruits en monticules étranges

quelle saison ?
les fraises ont l'air de murmurer
et l'australien à deux pas du marché ?





photo - un marché depuis longtemps, antibes

dimanche 10 avril 2011

il n'y avait plus rien

Photo Julien Pauthes de la série Et in Urbania ego






Il n'y avait que ces choses rangées, depuis les vieux itinéraires. Les impossibles silencieux.
Les racines d'eucalyptus oubliées .

Les ricochets engloutis.

Puis, ce vent a été croisé au hasard d'un clic, un lien.
Et d'un coup tout s'est déplacé, sans prévenir, comme dans les bourrasques soudaines qui dérangent les zones fragiles en y laissant cette trace toujours fluctuante .

Une marque entre des frontières effacées. Eclaircie sans aucune concertation.


Photographie
Julien Pauthe6/12/2011

un trait dans ce ciel




lignes - fragments de sens déployé - comment - cette trace - céleste- enfuie - enfouie - dans - l'indicible de tous les jours - frémit - Traverse - s'impose -dispose -interroge ?

ligne juste dénudée dans ce moment

les vendeurs de néons clignotent dans cette nuée - comme une marque toujours présente

combien de signes fourbus pour dévoiler l'envers des désirs détournés
delà à là

rebonds

et parole perdue à chaque fois

prise non lâchée - vert - grises les herbes

lâcher lâcher lâcher




crédit photo
Tir d'une roquette depuis la bande de Gaza, le 9 avril 2011.AP/Ariel Schalit
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/04/10/israel-et-le-hamas-cherchent-a-sortir-de-la-spirale-de-la-violence_1505592_3218.html#xtor=RSS-3208001?utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter

samedi 9 avril 2011

discontinuité et tiers inclus (somewhere)




tiers inclus -huile et collages équations/bois 2011







discontinuité - huile et collages équations sur bois Mars 2011




jeudi 7 avril 2011

des zèbres et ces murs - Printemps de Tunisie

















ocres les signes gravés dans le temps, équations sur la roche venues des pigments pilés venus d'on ne sait quelle pierre ou feuille
quand les murs deviennent question,


là le printemps des mots libérés dans la ville





ici les fresques de rues dévoilant les paroles tracées





l'image indéfinie recompose l'espace, renouvelle les passages possibles entre deux saisons





minuscules indices de possibles laissés
en témoignages étranges
qui parlent de ces saisons qui construisent les ruptures




les arcades paisibles où le sens réinvente ses ombres




traverse les gestes fossiles



ocres les girafes et les hommes buvant








Namibie - 27000 ans

mercredi 8 décembre 2010

Rementa - les chats de Luxe


Rementa

à Sheba et autres rementa


la tête dans le foin
étable crépie de rose
pour les dégustateurs d'images

les chats parfumés hantent l'écran
ruée vers le désir des diseurs de rêves orientés et autres confréries plastique

on ne dit plus rien
on regarde défiler les clips consommés
bouillon de plastique
de larme de sirène diffuse
parsemées sur les plages sans nom dans les courants du Pacifique

les vélos contre le mur ne disent que leur marque

les chats coiffés n'ont plus de ruelle à arpenter

juste le milieu cliquant des publicités confidentes des foules

Photo : ambre en lumière - dans la main

samedi 4 décembre 2010

ces moments hors d'intention


vers le chemin de l'ermitage, cap antipolis

c'est un moment où la lumière prend cette teinte bleu nuit profond, irradiant ses orangés imperceptible, dans l'invisible de notre regard

et aussi les bordures des maisons anciennes, campagne transformée en route.

les noisetiers y poursuivent leurs saisons en planquant des noisettes furtives

les bizarres fleurs archéologiques, passiflora suspendent leur moulin jaune et le pollen poudreux

certaines ombres y sont noires, comme des failles sous les pas, puis bleutées entre deux halos encore ocre

rien ne s'y passe
tout y survient , comme le passage d'un chat à moitié invisible qui croise la route entre deux jardins

on y parle des quantas, des fruits, des feuilles d'eucalyptus qui parfument le soir
guarda il mare comme e bello
des ruelles obscure surgissent avec d'autres barrières de bois où se balancent des oranges douces amères

un pèlerinage sans autel, juste le pas et la parole des marcheurs qui s'estompent et ne s'oublieront pas

jeudi 2 décembre 2010

les particules indéfinies - carrément NOUS !

et le monde déploie ses absurdes rayons, colorés, ajustés " c'est carrément vous ! dit sfr !"

Nous sommes ces nous qui bercent leur briquet à la demande sur les plateaux télé bigarrés et brillants

Carrément mous, chocolatés, acheteurs de céréales anti oxydées, de voitures pimpantes qui nous rendent heureux..

et on aime sur fb, on buzz, on parle sans savoir toujours qui parle.

Bonux a planté ses jouets dans les mémoires de nous-rêves. Danone a décidé qu'on se lève ! Depuis, il nous laissent le choix à la roue de la fortune, entre chocolat et kiwi ...

Carrément nous, volant dans l'univers indéfini, cyclique ou divin
avec les babioles lissées qui nous configurent
souvent