dimanche 1 septembre 2013

archives 2000 | génuflexions



nous aimons le jour
visages
le soir
la pensée
lieu de tous ces mirages

le point d’interrogations
posé sur la tête
de sombres génuflexions
les formes sans dire

quelle est la tranquille
opération
qui ne compte sur rien
et pose ses décimales
dans un temps clair ?

nous aimons le poids des attentes
mesure des mains de la guerre
où se débattent les propos posés

juste une gymnastique
répétée
et pesante
marquée
par le constat
sans nom

une poussière
passe et capte la lumière
en volante irisation


juin 2000

archives 2000 /sortir



sortir des décombres bruyants qui dévoilent à peine les peines fossiles
c’est un jeu
bien sur
une illusion séculaire et solide
déchirer les frayeurs qui contemplent la disgrâce des âmes libres

cette liberté
inconnue et brûlée dans les gestes sans tête

couronnes`
déchirements
présence immédiate des forces sans tromperie

mais quelle est cette musique qui ne raconte rien
  révèle la douceur de ces palmes fluviales
avec la fraîcheur de la houle

et la barbarie`toujours lovée explore ses frontières invisibles
écrit des phrases frauduleuses qui ne transportent rien
`
comment aller ?
la juste direction dans la multitude
toutes possibles`
et délicates`fragiles et silencieuses

qui parle ?
qui connait la dictée et déjoue
les meubles du passé

les vielles armoires meurtries qui montrent leurs portes trop lourdes
comment aller
`défaire ces énergies du rocher

un souffle d’air
une lisière
une présence dévoilée dans la lutte e humaine

les chantier de la fameuse Babylone
planté comme des graines maléfiques et polies
Terminator
les graines qui ne donnent que la récolte unique
sans renouveau

à l’ombre d’aucune saison

où aller dans l’impossible confrontation

la terre prononce ses chemins

ses ombres
ses montagnes voilées
et la tête meurtrie des hommes s’enfouit dans les lagunes sans couleurs

l’invincible
le possible

le déjà déferlant

nous connaissons le goût des pommes mures
des fruits sec


le parfum des herbes à brûler
les pas des amis qui résonne
et revient

où aller ?
dans les rigoles fraîches
dans les lieux sans paroles où les gestes rencontrent la mort

la parole emporte ses frontière et crée le sol de des mémoires

revenir dans l’enclos découvert qui ne dirige rien
retient seulement la sève odorante des rêves
qu’aucun crépuscule n’égare

où aller, vers quelle immobile amitié
que le mouvement accompagne à l’orée de toute les peurs


sept 2000
















archives 2000§ la route



la route est blanche à l’horizon
franchit les saisons impatientes
déverse l’avalanche
des pas déroutés

ainsi
rêves qui roulent
interdits
soulignés par des marques
vivantes

rejoindre le présent
portés par les mémoires
scintillantes
sans raison
dans le chaos des attentes

la route est blanche à l’horizon
vertigineuse
effleure les minutes parfaites
qui se déposent entre les heures
et n’écartent rien

direction des directions
indécidables
les enfants courent vers l’oubli
traversés de hasards et d’infimes rencontres
qui dirigent la trame de leurs rêves

quelle est la question qui ne révèle rien
juste la fragile dévotion des hommes imaginaires

mai 2000

archives 2000 |de quoi parlez vous ?



De quoi parlez-vous ?







 Dans le désir sans peur des ombres, graviers, buissons, dans l’ignoré....

Ce n’est pas le bord des rivages où transparaît la lune d’or

Ce n’est pas non plus le silence qui interroge son futur. Rien.

Seulement une invitation sans images, une fraîcheur où joue le vent.

Une distance qui ne sépare rien mais dirige le temps.

Quel est- ce temps, toujours ici ?


Aller dans la rue de la ville qui conduit ses allées et, dans le juste bruissement du pas des hommes,

retrouver cette histoire ignorée qui les contient toute : dans le jour nouveau la marche des autres.



Marcher, traverser ces ombres et ces désert dans l’instant qui invente ses formes et ne rien écarter.

Juste avec le rythme, unique et fort, de nos paroles passagères...




Janvier 2000