dimanche 1 septembre 2013

archives 2000§ la route



la route est blanche à l’horizon
franchit les saisons impatientes
déverse l’avalanche
des pas déroutés

ainsi
rêves qui roulent
interdits
soulignés par des marques
vivantes

rejoindre le présent
portés par les mémoires
scintillantes
sans raison
dans le chaos des attentes

la route est blanche à l’horizon
vertigineuse
effleure les minutes parfaites
qui se déposent entre les heures
et n’écartent rien

direction des directions
indécidables
les enfants courent vers l’oubli
traversés de hasards et d’infimes rencontres
qui dirigent la trame de leurs rêves

quelle est la question qui ne révèle rien
juste la fragile dévotion des hommes imaginaires

mai 2000

archives 2000 |de quoi parlez vous ?



De quoi parlez-vous ?







 Dans le désir sans peur des ombres, graviers, buissons, dans l’ignoré....

Ce n’est pas le bord des rivages où transparaît la lune d’or

Ce n’est pas non plus le silence qui interroge son futur. Rien.

Seulement une invitation sans images, une fraîcheur où joue le vent.

Une distance qui ne sépare rien mais dirige le temps.

Quel est- ce temps, toujours ici ?


Aller dans la rue de la ville qui conduit ses allées et, dans le juste bruissement du pas des hommes,

retrouver cette histoire ignorée qui les contient toute : dans le jour nouveau la marche des autres.



Marcher, traverser ces ombres et ces désert dans l’instant qui invente ses formes et ne rien écarter.

Juste avec le rythme, unique et fort, de nos paroles passagères...




Janvier 2000

jeudi 29 août 2013

sur les rives

La femme dormait toujours la tête à l'envers  pour ne pas voir les rides qui peuplaient sa solitude. Elle décida donc d'aller vers un grand sage, rencontré un vieux soir, sur une affiche du métro.
Il ne sut l'aider à se défaire de ses encombrantes difficultés. Ne trouvant   plus comment dompter ses rivages trompeurs elle se tourna vers le voyage ...

Empruntant toutes les voies  et voiles de traverses possibles; elle se perdit dans l"horizon des îles les plus éloignées. Mais rien n'y fit, elle ne voyait que le pansement de ses blessures...

Portée par un chagrin inaccessible, elle s'entretint "de se tuer," mais l'idée étant trop officielle, cela ne lui convint pas non plus.

Alors d'un geste absolu, un soir, à l'ombre d'une lune magistrale, elle décida de s'oublier.
Jeta son briquet et ses blouses d'ouvrière.

Planta dans son jardin quelques ligne de sens et attendit, tranquillement


29 aout13

et parfois le son traverse

C'est un moment inattendu, parfois d'un coup, la peinture fait signe. On se retrouve porté. Au sol, devant une planche de bois qui ne demande rien. A chercher des couleurs, à prendre les matières dans le coin d'une pièce.. Et puis, "dans le jardin" d'un coup, les signes se placent s'entrecroisent s'intriguent mutuellement. 
 L'autre soir une toile est arrivée sur le bois,  venue en écho à une toile de Carl Heyward croisée sur les lignes de partage du sens ...

 La peinture parfois vous fait signe dans l'instant d'une rencontre...le web et ses territoires entrecroisés laisse parfois, et souvent émerger des passages


and sometimes the sound passes through

This is an unexpected time, a sudden occurrence; painting gives us a sign :
We find ourselves focused; on the ground, in front of a wooden board that asks nothing; searching for colors; taking the materials to the corner of a room ...
and then, "in the garden", an immediacy: the signs, pieces and fragments arrange themselves in an intriguing manner and intersect each other.
The other night a painting arrived on the wood, echoing a painting of Carl Heyward across the dividing lines of the traditional utility of the web ...

Painting sometimes transports one back in time for a meeting ... a reconciliation; the electronic web and it's interlocking silken threads transports beyond known territories and restrictive boundaries, and often transcendent passages emerge...

traduction C.Heyward.







Carol s.. et parfois le son traverse encres brouillons équation et carte marines sur bois









en résonance avec :





Carl Heywards

samedi 24 août 2013

le champ transdisciplinaire

Dans le cadre du colloque " repenser l'ordinaire"




Le champ transdisciplinaire

(…) Nous sommes les centres d’un monde, où chaque axe construit ses pôles d’attractions, alors, ces chercheurs, toujours déboussolés mais imperturbablement autres ne se perdent pas, égarés -  et marchent dans la tranquille et joyeuse inexactitude,-  reconnue -  des mots.

Deviendront fous les diseurs de plomb, ceux qui oublient l’humain à tête d’oiseau…

Suspendus aux  miradors des doutes devenus croyances, des croyances devenues réponses sans question.

L’art, et les artistes, laissent des mains ocres sur les parois de nos attentes, des mains qui nous font signe et nous redisent, nous contredisent pour laisser l’invisible et ses fluctuation se poser, entre deux signes, dans le repère des mots entendus, la confiance.


Deux mondes qui se déploient dans leurs règles qui ne définissent que les espaces de passages et de circulations des rives traversées
.

2006


Équations données par des chercheurs via le web-Huile/bois


Communication 1972 | Lacan Roman Photo - captures 2013































































































captures carol s

www.openculture.com/2011/03/jacques_lacan_speaks_zizek_provides_free_cliffs_notes.html